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 Lipstick, chateau ft Seol Han

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Yoon Thomas

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Henshin : non
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MessageSujet: Lipstick, chateau ft Seol Han   
Sam 26 Aoû - 22:29
Encore un matin, un matin tranquille où me prend l'envie de rédiger sur un coin de table, à la pointe de mon HB épuisé, ce Haïku, capture de l'instant qui se joue, à réciter dans un seul souffle. Cinq, sept, cinq et on oublie pas l'idée de nature :

" Seuil de la chambre
Un matin qui se fait jour
Sur le mur, un trait "

Voilà, j'embrasse le dos de ma main en laissant tomber mon bout de bois qui mériterait bien d'être tailler, un peu comme ma...Ouh, allez un tour à la salle de bain pour calmer cet entrain matinal qui me rend bien grossier. Je crois que la nature sauvage de l'homme est ce qui le rend si unique, si différent de la femme. C'est seulement quand il est submergé par ses instincts primaires que se révèlent alors chez lui les plus incroyables aptitudes, une source intarissable prêtée à la recherche et à l'admiration. La quintessence de l'esprit masculin ne se dévoile que lorsque la frustration couplée au manque atteignent leur point le plus ultime. Alors seulement là, vient à parler cette petite voix aux accents virils qui laissera filer çà et là toutes ces paroles outrageusement outrageantes, mais si délicieuse musicale dans leur enchaînement. Une chanson interprétée dans la simple optique de réveiller chez l'autre un regain d'effroi, de crainte même, mais de dégoût assurément, juste pour se satisfaire de fantasmer l'impossible acceptation. La femme même étourdie ne proclamera jamais, pudique et fière, se sentir moite à l'évocation de son con rosie, et un homme vaillant guerrier emmuré dans sa stature de chef de foyer ne baissera jamais la garde de son hallebarde érigée.

L'eau dévale ma peau, avale ma peine et nettoie ma souillure, lustre mes reins, égaille mes pommettes, réchauffe ma poitrine, et gonfle mes lèvres.

Tignasse brune est trempée, mes doigts fins finissent de boutonner jusqu'à ma gorge, une chemise hermes teinté ivoire, seul touche de folie dans mon uniforme bien repassé. Un sourire se joue sur ma bouche, quand je pense à cette bonne que je me suis dégoté non loin de la fac et qui, si elle n'était pas là, me forcerais à m'occuper de mes linges moi-même. Je ne connais pas ces mystères et ne désire assurément pas maîtriser l'art d'un autre, aussi peu raffiné qu'il peut être.
Je ne suis pas quelqu'un de manuel, je ne suis pas de ceux qui joue les parfaits automates autonomes, je m'exerce à donner des ordres et admirer assez satisfait, ceux qui les appliques. Ma bonne nettoie mes vêtements, me les repassent et me les apportent.

Mes pas me mènent à la cafétéria, miséreux que je suis, bien contraint de laisser s'appliquer la savante morale de mon père et son jugement sévère. Finis les déjeuners apportés par la femme de chambre, terminé les brunch dans les palaces les plus en vue de la capitale, bonjour croissant décongelé et bol de lait demi-écrémé.
Mon palais de fin gourmet a mis pas moins de deux mois à s'habituer à pareil bas de gamme. Je crains d'avoir perdu tout sens du bon goût, mes papilles ne s'entraînent plus à différencier les types de vin, alsacien ou bordelais, non il peine à peine à présent à distinguer le froid du chaud...C'est un drame.

Morne je me laisse tomber sur l'une des chaises, le dos droit, car le maintient et la chose qui nous distingue de ceux sans éducation, le regard bien plus absent qu'à l'accoutume.
Mon attention se porte sur une masse, colorée et criarde, aussi vulgaire qu'inintéressante et pourtant, suffisamment là et présente pour juste rogner le gouffre de l'indistinct. Il est là et en impose, insignifiant il ne peut le revendiquer, mais ne peut se complaire à se penser voyant tout en se cachant sous de tels artifices bien grossier.. Il faut le gommer, le reprendre un peu, lui apposé une rigueur, un régime même. Mon long corps fin se faufile alors jusqu'à sa tanière, le reptile que je fais viens perdre sa langue étroite le long de ses dents naturellement taillées en demi-pointe. Un coup d'oeil au livre ouvert sous les yeux du païen et je lui devine un cursus, une vie.
Compte-t-il ouvrir une épicerie dans les quartiers chauds de Séoul ? Avec une dégaine pareil, il ne peut espérer guère mieux.

"un coup de main ? "

Yoon Seol Han

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Henshin : Panthère nébuleuse
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MessageSujet: Re: Lipstick, chateau ft Seol Han   
Dim 27 Aoû - 0:04
Le temps était clément ce matin, plus encore quand à mon côté j’entends les ronronnements câlins d’une petite félidé, et de l’autre, ceux moins présents d’un matou clairement en pleine récupération de l’énergie dépensée la nuit passée. J’ai dû le bâillonner pour qu’il ne laisse pas porter sa voix plus que de raison et ne nous attire des ennuis, du moins inexistant pour moi. Mais s’il avait été la cause d’une fin prématurée à une partie de jambes en l’air, croyez-moi qu’il en aurait payé les conséquences doublement. Mon réveil est plus que glorieux et choyée par les lèvres pleines de la petite coquine, tandis que l’autre se rhabille, non sans l’envie de la prendre à son tour. Je grogne et il se plie à ma volonté, restant frustré de n’avoir tiré son coup sous aucun prétexte, quand je l’aurais doublement fait. Cette petite intrépide sait y faire et je ne manque pas de le faire savoir en offrant un sourire de super connard à l’autre mâle. C’est ainsi, je suis l’alpha, tu m’obéis, maintenant le voilà qu’il file tandis que je gratifie cette petite traînée en la tirant par les cheveux pour la soumettre complètement. Visiblement, elle ne s’en plaint pas, mais je suis moins certain que les réprimandes qui lui seront faites pour avoir enfreint au moins trois règles de notre précieuse école la feront grimper aux rideaux.

Une fois ce petit extra terminé par une jolie petite tape aux fesses et son corps s’activant à arpenter les couloirs à moitié nue pour regagner sa chambre, je m’octroie un moment de répit dans une douche salvatrice pour mes muscles légèrement tendus par l’effort. Je secoue ma tête, n’appréciant pas particulièrement l’eau sur cette dernière, passe une main dans mes cheveux noirs de jais et sors pour enfiler des vêtements. J’ai faim et je ne trouve rien de mieux à faire que de récupérer le livre de cours qui traine pour réviser quelques chapitres. J’ai très vite compris l’importance de mes choix de carrières et je compte les mener à bien pour écraser tous ces minables qui ne savent dire non à l’alpha. Il y en a bien qui résistent et parfois de okamis au sang un peu trop chaud, mais si facile à manipuler que je vais finir par m’ennuyer.

Un regard sur moi, quelque part. Je n’y prête aucune attention, assis au milieu d’un groupe sans pour autant en être membre, je suis au-dessus d’eux, il est donc normal que la jalousie s’empare d’une bonne partie de la cafétéria, sans compter les chiens galleux qui se soucis encore de nos différences quand il y a bien mieux à faire. Une ombre se profile et me demande si j’ai besoin d’un coup de main. Je tourne enfin ma tête et tombe nez à nez avec un fils bien né, ça c’est certain, un regard qui en dit long sur sa façon de penser et une bienveillance aussi bouleversante que la mienne. Je poufferais presque, mais je me contiens, offrant un léger sourire à ce petit merdeux. « Non » clair, concis et plus que dédaigneux, aucun doute, c’est un courant électrique qui passe entre nos deux yeux, le coup de foudre ? J’en pleurerais presque, j’ai envie de planter mes crocs dans sa jugulaire uniquement pour le plaisir d’entendre de petits bruits malsain sortir de sa précieuse petite gorge de porcinet. Je lui rirais presque au nez si ça n’était pas aussi impoli, je pense que l’indifférence vaudra mieux, j’ai assez de jouets qui trainent un peu partout ici, inutile d’en avoir un de plus, bien que ce soit le dernier cri, et de collection. Merde ! Par la barbe de Satan en personne, il me le fallait… dans la catégorie « petit bourgeois pète-cul », l’édition limitée s’effarouchait devant moi… j’abaissais mon livre « Soyons clairs, pour quelle raison voudrais-tu m’aider ? » Il était mal tombé, je n’étais pas un cancre, loin de là, mais il ne le savait pas encore, ni même que mon quotidien n’était que tactiques et manœuvres du genre pour être le numéro un.

Yoon Thomas

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Henshin : non
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MessageSujet: Re: Lipstick, chateau ft Seol Han   
Dim 27 Aoû - 1:05
Ses ongles ne sont pas limés, il en a un fendu à la vertical à l'index de sa main droite. Je tique à se détaille car malgré cet éloignement forcé de toute civilisation je n'ai pas renoncé à entretenir la perfection que ma mère m'a légué par ses gênes de déesse asiatique. Je prends soin de ma personne comme d'un être cher, je me chérie et me cajole, je n'ai nulle besoin d'un tiers dans cet amour conjugué au singulier. Sans attendre sa réponse je viens tirer la chaise de sous la table et m'y installe, jambes croisées, dos toujours tiré à la baguette, une main sur la table l'autre sur mes genoux cagneux. Je fais mine de survoler distraitement la page dans laquelle il était encore plongé quelques instants plutôt. Chapitre ardu que celui de la loi des marchés, j'ai réussi à valider cette matière il y a à peine un mois. Je grimace alors sans que cela ne lui saute aux yeux, non d'ailleurs ce n'ai absolument pas moi qui anime son aura, aucun éclat dans ses orbes foncés, il a une dégaine de poulet prêt à tendre son cou pour se le faire trancher. Affligeant.

Le menton haut je laisse mes cils ajourer mon regard déjà limité par un bridage fort marqué, alors que son "non" vient voleté jusqu'à mes oreilles, les violenter alors qu'elle n'attendait même pas d'avis. M'étant auto-avalisé, j'ignore volontairement le refus du sot, de l'égaré qui ne comprend pas ne pas être en mesure de choisir pour lui-même. Une chaleur monte en moi et une prise bien forte vient enserrer mon cœur, me voilà comme tous ces frères mendiants dont on parle à la télé quelques fois, je me dévoue à la cause des plus dépourvus. Mon index vient cueillir le fruit de tant de générosité qui vient de fleurir au coin de mon œil, je souris pour moi. " Oh, je crois qu'on suit le même cursus, et étant en quatrième année, je crois qu'il est de mon devoir d'apporter un peu de soutien moral et intellectuel à ceux qui tentent de gravir la même montagne ? "
J'acquiesce à chacun de mes mots sans une once de second degrés, je suis ému de pouvoir ainsi livré sans détour la raison de mon approche qui était pourtant, au premier instant assez hasardeuse. Ma mission c'est révélée quand ce sans éducation à ouvert la bouche et jeter un regard fort peu aimable à celui qui venait, en toute bonté de cœur, lui tendre la main.
Il est comme ces chiens que l'on recueille une nuit d'orage, ils nous sont entièrement dévoués par la suite. Si il en vient à remuer la queue à l'entente de ma voix ce bougre pourra m'être utile. L'un de mes doigts, osseux, allongé et quelque peu tordu à son extrémité - défaut que je déplore bien plus que ceux qui en sont répugné, je ne sais pas d'où me vient cette carcasse assez frêle et peu compatible avec la prise de masse- vient se faufiler sous une ou deux pages, une bonne dizaine à force de glisser le long de la tranche du manuel usé. Le mien aussi était dans un état aussi lamentable, je n'ai rien fait pour le conserver, il me servait surtout de cale porte.

Le bruit autour de nous ne me coupe pas de ma petite distraction, je me suis trouvé un jouet de premier choix évalué sur l'échelle que je me suis moi-même fait. Il a tout ce qu'il faut, excepté peut-être un nom ringard à la KiBum...Quoique ça peut encore se faire, il m'a bien l'air de sortir d'un canton miteux ou la consanguinité est tellement énorme qu'il est impossible de différencier la mère de la fille.
Subtilement je fais glisser le livre sous mon nez, nonchalamment comme pour prouver ma bonne foi, je feuillette un peu mieux le volume, à la recherche d'une note ou ce benêt aurait griffonner son prénom.
Comment sa mère qui le laisse arborer une tignasse rose bonbon a-t-elle pu le nommer ? Il a peut-être un accent qu'il cherche à masquer? En tout cas il ne sent pas, son parfum est assez musqué, peut-être trop, chercherait-il à faire plus homme ? Quelle fille serait impressionnée par un branquignole de son espèce ? Il a une mobylette ou quelque chose dans ce genre là ? Et un tatouage sur l'épaule ?!

Yoon Seol Han

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Henshin : Panthère nébuleuse
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MessageSujet: Re: Lipstick, chateau ft Seol Han   
Lun 28 Aoû - 2:05
Il prend place sans y avoir été invité, si bien que je le regarde faire pour me délecter de la violence future qui fera écho à cette arrogance. Il n’est ni un okami, ni un hanage je peux le sentir aussi bien que mon flair de panthère me le permet. Il ne le sait sans doute pas, ne le saura jamais, il est issu d’une sous-race parallèle à la nôtre, prédestinée à détruire tout ce qui est bipède et un tant soit peu doué d’intelligence ou au contraire à disparaitre, tué par ses propres paires et la bêtise infinie que nous possédons tous, certes, l’instinct en plus pour certains, je vous laisse deviner lesquels. Son petit discours, sa carrure ne laissent aucun doute quant à cette éducation, je l’observe comme une bête curieuse qu’il est, le plus précieux de ma collection, car je n’en ai jamais eu des comme lui. Oh non, il n’y en a jamais eux d’assez stupides pour se frotter à l’inconnu d’une si petite ville au beau milieu de nulle part d’où les rumeurs sont aussi sinistres que la réputation qui précède ces lieux. Ma conclusion, c’est qu’il n’est pas ici de toute gaieté, car je doute qu’il soit aussi benêt et cela m’arrache un sourire. Son discours est aussi bancal que ce visage sans sourire dont il jubile sans la moindre honte. En voilà un qui n’a besoin que d’un miroir pour se satisfaire le soir…

Je croise mes bras sans dire mot, le laisse récupérer mon livre dont il tourne les pages à la recherche d’une quelconque marque, mais en réalité, nous le savons, ce n’est qu’un prétexte pour aiguiser la lame avec laquelle il voudrait ardemment me poignarder à coup des révolvers qui lui servent d’yeux. « Mon moral se porte bien, quand à mon intellect, très aimable de t’en soucier, tu devrais peut-être interroger le tiens. Je ne sais peut-être pas qui tu es et ça ne m’intéresse pas le moins du monde, mais je me doute que pour avoir un tel culot tu n’es pas le dernier des cons si j’ose dire. Bienvenue au club, je suis le premier de ma promo » S’il me prenait toujours pour un imbécile il savait désormais que les serpents, je n’en faisais qu’une bouchée. On ne juge pas un livre à sa couverture et bien que je puisse appliquer moi-même mes propres recettes, je suis conscient qu’il faut avoir un œil partout, même lorsque l’on est bien accompagné. Je récupère mon livre sans le moindre mal, avec cette même délicatesse qui ne fait pourtant pas mon rang. Je n’ai pas été élevé de la même façon et pourtant, vois-tu, toi qui ne sais rien, je suis agile et pourrait te tordre ton joli petit cou blanc avant même que tu ne t’en rendes compte. La bête au fond de moi à grandement envie de sortir et de jouer avec toi comme un chat avec une pelote de laine à amoureusement déchiqueter. Je vais patienter et te laisser encore mijoter. Tu crois sans doute que tu feras le poids, que je n’ai aucun allié, quand pourtant, la salle s’est presque arrêté de souffler. Les étudiants lambdas, écartée de cette confidence pourtant juste sous leurs nez sont les seuls à ne pas avoir marqué l’arrêt avant que mes premiers mots ne fusent. Non, je ne suis pas aussi sanglant pour te tuer tout de suite, mais crois-moi, je pourrais t’amocher amoureusement la gueule pour le bien de mes petites griffes de chaton et celui de mon égo. Stupide règlement.

Je suis curieux, de savoir ce qu’il compte faire, observant encore sans mot dire, ces gestes presque ridicules dans un lieu comme celui-ci. Mais très honnêtement, je crois que la haute société n’est pas faite pour moi, bien que les collants auraient été seyant en moulant parfaitement le fessier musclé qui me sert d’assise, je n’aurais rien gagné et me serait lassé de ces mines choquées et déconfites empourprées par la folle rage d’une surprise sans pareille, oh oui, je sais que mon imagination est débordante et je clame haut et fort que tu n’es pas au bout de tes surprises l’ami. Tu ne peux déjà plus faire demi-tour, montre-moi ton vrai visage que je puisse rire et t’effaroucher de ma vulgarité.

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